Entretien d’embauche : les styles qui fachent (suite et fin)

En entretien d’embauche, y-a-t-il des styles qui fâchent ? Cet article est la suite d’un premier article qui indique que 3 styles agacent les recruteurs : le LONG, la FLUTE et l’ENERVANT (A regarder, il y a même une bande annonce !). J’ai déjà parlé du candidat long et de la flute, place au dernier style qui peut fâcher, et pas le moindre : l’énervant.

L’énervant : le candidat parfait en entretien d’embauche ?

Entretien d'embauche - le style énervant

L’énervant est en apparence un symbole de réussite parfaite. Tout lui réussit. Il a le CV qui colle parfaitement au poste, il semble “naturel” en entretien, il a sur son profil Linkedin, beaucoup de contacts et plein de recommandations.

Le candidat parfait, je vous dis. L’entretien d’embauche se passe très bien avec lui. Il est agréable, la discussion s’engage bien. Il pose des questions pertinentes, et si un recrutement ne se faisait que sur une check liste à cocher, il obtiendrait le meilleur score.

Seulement voilà : il a un côté énervant. En fait, il est trop parfait et cela fait douter. Le truc, c’est que comme le recruteur n’a pas de véritable objection, il ne peut pas faire grand chose. Et pourtant, il y a quelque chose que le recruteur ne sent pas dans ses échanges avec le candidat “énervant”. Parfois, au moment de prendre la décision, cela ne jouera pas. Et pourtant, il y a un problème majeur. Le voici :

Le problème

Ce candidat n’est pas Authentique. C’est vrai, il a le profil et le discours qu’il faut, mais c’est trop parfait. Comme s’il adaptait sa personnalité au poste auquel il postule. Et pourtant, on n’a qu’une personnalité…

Ce candidat est un expert du recrutement. Il connait sur le bout des doigts les bonnes techniques pour se faire recruter.

Ce candidat est un bon acteur : il sait séduire, mais derrière, ce n’est pas vraiment lui.

Mais ce candidat n’a pas de caractère. Il n’est pas authentique, on arrive pas à percer qui il est vraiment. Il est probable que le candidat “parfait” voit le recrutement comme un film dont il est héros, et il met le costume du héros.

Le candidat “énervant” est souvent considéré comme un modèle à suivre. Car il est parfait. Et vous l’avez compris, je m’en mefie. Mais alors, qui choisir entre le Long, la Flute, et l’Enervant ?

La morale de l’histoire

Vous l’avez compris, je pense que le “Long” pas préparé, et “la Flute” gros pipoteur sont tous les 2 à écarter. Mais l’énervant, faut-il l’écarter ? Je n’ai pas de réponse universelle. Il est possible que l’énervant fasse un très bon boulot, comme il est possible qu’il reste quelques semaines, et qu’il aille naviguer vers d’autres postes pour candidats parfaits…

Ce que je peux vous AFFIRMER en revanche : ce candidat “énervant”, s’il continue comme ça, va dans le mur. Il va dans le mur, car il n’a pas compris ce qui le motivait vraiment. Sa vie professionnelle va peut être ressembler à une courbe qui monte (salaire, responsabilités…), mais intérieurement, il manquera quelque chose. Et tôt ou tard, ce manque le perturbera.

Ce n’est sans doute pas suffisant pour l’écarter. Mais si vous rencontrez des candidats énervants (et il y en a plein) , passez leur ce message : “tu ne seras bien dans ton job que quand tu seras bien tout court. Apprends à te connaitre, à savoir qui tu es vraiment, comprends tes motivations, et tu deviendras authentique. Et seulement là tu trouveras un job qui te ressemble et dans lequel tu t’épanouiras.”

Et s’il est sec, parlez lui du Tresor Personnel 😉

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Chris

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4 Comments

  • PAT

    Reply Reply 2 mars

    Bonjour Christ,
    Ta publication est très tranchante et je te remercie pour sa qualité. Est-ce que finalement tous les candidats ne se retrouvent pas dans l’une des trois catégories? Dans la famille des énervants je pense qu’il y’a deux sous-groupes. Un premier qui rassemble les personnes qui ne sont pas authentiques consciemment. Ces personnes savent intérieurement qu’elles n’ont pas l’étoffe (carrure, compétences…)pour réussir le poste mais elles font du théâtre pour convaincre le recruteur. Le second groupe concerne ceux qui jugent mal les requis par le poste. Ils ont le sentiment de pouvoir convenir et adapte leur discours pour faire la liaison entre leur expériences et le poste en question. Je pense m’être retrouvé dans cette deuxième catégorie. En effet j’ai été recruté a un poste hautement technique pour lequel j’avais la bases théoriques mais je n’avais pas couvert tous les sujets du nouveau poste lors de mes expériences passées et pendant mes études. De plus mes expériences ce sont déroulées dans un autre pays, un autre continent, avec une rigueur différente , des cultures différentes… Dans le fond je sentais que j’avais la capacité à réussir mais je peinais à atteindre ma vitesse de croisière. Mon supérieure direct lisais en moi quelqu’un qui avais une bonne culture technique mais j’étais bloqué par l’expérience de mes collaborateurs. Ils étaient expérimentés et avais déjà participé à ce type de projets. J’avais peur de paraitre ridicule et je n’osais rien. Je manquais de confiance. Le travail avançais lentement … J’ai décidé de ne pas quitter le domaine et cette fois je vais affronter la situation sans peur. En fait je me suis rendu compte qu’aucun d’entre eux n’inventais quoique ce soit mais ils se contentait d’adapter la situation aux différents cas qu’ils avaient pu voir autrefois. Je lis tous le temps des bouquins basés sur des expériences de spécialistes et je suis sure que cette fois je serai dans le bain. Moralité: le candidat énervant n’est pas toujours de mauvaise constitution. Il peut simplement avoir besoin d’un bon accompagnement. Comme quoi une bonne organisation peut rendre meilleur.

  • Akim

    Reply Reply 7 août

    Salut Chris,

    Je découvre ton site et tes conseils, et je suis véritablement impressionné par la qualité de tes articles et par ta vision. Bravo pour ton site et pour l’engagement que tu y mets.

    Concernant le dernier candidat, en effet, il est difficile d’agir, à moins d’être un recruteur très expérimenté et qui ose prendre une décision en se faisant confiance.

    L’énervant me fait penser au parfait profil du pervers narcissique. Et au-delà de prendre le risque qu’il ne fasse pas son boulot correctement, c’est prendre celui qu’il apporte destruction et désolation dans l’entreprise, car souvent, c’est bien dans un poste de management que celui-ci va être embaucher, voire rapidement promu. Malheureusement, c’est le genre de choses pour lesquels il est impossible de sortir un tableau de chiffres indiquant le coût d’une telle erreur.

    D’autre part, il faut dire que bon nombre d’entreprises encouragent les pervers narcissiques, étant donné que ce sont des personnages sans scrupule ayant pour seuls intérêts les leurs, prêts à tout pour attendre leurs objectifs.

    Si tu ne connais pas ce sujet, je t’invite à lire entre autre l’article suivant: http://www.lexpress.fr/styles/psycho/pervers-narcissique-au-travail-mon-chef-ce-tyran-manipulateur_1492707.html

    Et si tu connais le sujet, tu comprendras bien de quoi je parle.

    Cordialement

    Akim

    • Chris

      Reply Reply 16 août

      Salut Akim, merci pour ton message et tes encouragements ! Merci pour le lien, on peut effectivement imaginer l’énervant dans un rôle de manager, et dans certains cas, cela peut être une catastrophe… Bonne continuation !

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